Adrian Buravand

Quand Adrian reprend la ferme familiale... 

Après avoir passé une enfance heureuse à participer aux travaux de la ferme familliale, Adrian obtient un master de cartographe  à l'UM3 de Montpellier. Il travaille alors quelques années comme salarié avant de comprendre que sa place était sur l'exploitation !

En juillet 2012 il rejoint donc l'EARL Font de Bernard et son père qui produit essentiellement des pêche et des abricots. En effet, l'exploitation située sur le terroir de la basse vallée du Rhône est un basin de production de fruits très important !

A son entrée dans la ferme familiale, Adrian entame une conversion bio en 2012 des vergers présents et plante de nouvelles parcelles, en Bio toujours ! Sur sa commune, il est le seul à faire le grand saut vers l'AB.

Il cultive aujourd'hui, avec l'aide de ses parents, de sa compagne et de 2 saisonniers 2 mois / an :

1 hectare de pommes (golden et gala), 1 hectare de pêches et nectarines, 1.5 hectare d'abricots, 0.5 hectare de raisin de table et 0.5 hectare de poires. 

Quelques surfaces sont aussi consacrées à la production de légumes d'hiver de plein champ pendant qu'il n'y a plus de fruits à ramasser.

En 2015, l'ensemble des parcelles en production sera en agriculture biologique après 3 années de conversion Bio.

Le père d'Adrian, est à quelques années de la retraite et se réjouit de voir ses vergers évoluer vers l'agriculture biologique et les circuits courts !

 

Le projet de faire évoluer le système de commercialisation

Au coeur de ce bassin de production fruitier important, les filières de commercialisation historiques sur place sont très structurées : grossistes et marchés d'intérêt national. Le père d'Adrian a bien sûr commercialisé sa production vers ces débouchés "taditionnels". Adrian, lui, souhaite faire évoluer le système et s'adresse de plus en plus à des petits revendeurs locaux, il pratique également la vente au détail sur les marchés.

Etant voisin de Thibault Kerhoas, poducteur de fruits bio, engagé aussi avec l'Arbre à Paniers, ils ont décidé de mutualiser leurs débouchés pour commercialiser ensemble vers les particuliers et les groupements d'achat, ils ont créé l'association "coquin de Bio".

 

Une gestion technique biologique et qualitative

Même si, avec la conversion Bio, les rendements ont diminué, Adrian garde un bon espoir : " il faut être beaucoup plus vigilant sur le suivi sanitaire des cultures, parfois l'AB ne nous propose pas de solution technique, par exemple cette année nous avons dû retirer à la main la première génération de carpocapse (insecte ravageur) sur nos pommiers pour assurer la récolte".

Aussi, pour assurer une production de pêche et d'abricot de qualité, aucune irrigation n'est pratiquée dans les vergers.

 

certificat conversion bio à télécharger ici